vendredi 14 mai 2010
mardi 11 mai 2010
Katel, au Nouveau Casino le jeudi 6 mai
Les lumières et la musique de fond s'éteignent à nouveau, sauf que là ... rien ... Attente de quelques minutes avant que l'artiste, précédée par ses compagnons de scène, ne fassent leur apparition. Depuis 5 ans, environ, c'est-à-dire à l'époque ou elle faisait les premières parties des concerts de Yann Tiersen, seule avec sa guitare, et que son E.P Raides à La ville était à deux doigts de sortir, Katel a bien évoluée, dans deux styles légèrement différents.
Sa musique s'est étoffée et un peu "adoucie", en un un certain sens. Quand elle était seule avec sa guitare, celui-ci était un peu plus "sec". Avec le temps, il a gagné en souplesse, et en ampleur. Depuis ses derniers mois, Katel commence sérieusement à faire parler d'elle et c'est tant mieux, parce qu'elle le mérite vraiment.
Au Nouveau Casino, le 6 mai, elle a offert un très beau concert, malgré l'organisation de la salle pas très bien huilée, un public un peu trop mou et l'ambiance de la salle en elle-même modérément sympathique à mon goût. Dommage ! Mais, c'était quand même un très beau Concert.
http://www.myspace.com/katelsong
lundi 10 mai 2010
Daniel Lavoie au Théâtre Traversiere (Paris), le mercredi 5 mai
Voir en concert Daniel Lavoie, toujours aussi séduisant et charmeur du haut de ses 61 ans, est systématiquement un très grand plaisir. Mercredi 5 mai 2010, plus ou moins 20h45. D'humeur plutôt variable, parfois taciturne, souvent bavard, Daniel Lavoie est, cette fois-ci d'une forme éclatante : d'humeur particulièrement loquace, joyeuse et d'esprit joueur ; il s'accommode très bien du grondement régulier des métros qui passent juste sous le Théâtre (construit à deux pas de la Gare de Lyon) mais qui donne, dans le fond, un certain charme à sa prestation.Une fois rentré sur scène et sa mince silhouette installée derrière son piano, le Canadien ne commence pas a jouer immédiatement, contrairement à ce à quoi l'on pourrait s'attendre. Il commence plutôt par un discours, inhabituellement long, ponctué par quelques boutades : expliquant l'évolution de son spectacle, remanié deux fois en trois ans et qui a aussi changé de nom plusieurs fois au passage, pour finalement présenter un panaché de chansons relativement récentes (issues de deux de ses derniers albums, Comédies Humaines et Docteur Tendresse) et de vieilleries laissé de côté un peu trop longtemps (son incontournable tube : Ils s'aiment, Jours de plaine en rappel, je voudrais voir New-York ...) et même un bouquet de trois chansons de Notre-Dame de Paris, interprétées par Frollo, son fameux "invité spécial" (sic ! ).
Un piano et une voix, puissante, s
uffisent à charmer les ... spectatrices, mais aussi les spectateurs (très peu de représentants de la jeune génération, d'ailleurs. Why ?). Arrivée à mon Nième concert du Manitobain, le constat est malheureusement toujours le même. Quel dommage ! Les médias enferment trop souvent le Canadien dans des clichés, il reste catalogué... Alors qu'en réalité, ses chansons s'adressent à un public bien plus vaste que celui qui est effectivement le sien, en France. La bêtise française en matière de musique (et aussi de Cinéma entre autres) m'exaspère, me frustre, m'énerve et me dégoûte.La salle de la rue Traversière n'était remplie qu'à moitié, à peine. Pourtant, n'ayons pas peur des mots, la prestation de Mr Lavoie était sublime, comme toujours, débordante de bonne humeur et ponctuée de très beaux textes poétiques (écrits par l'intéressé lui-même), en lien avec ses chansons, qui posent un regard critique sur un monde pas toujours très brillant et qui se veulent "poliment provocants" (sic.) sans être, toutefois, jamais méchants (le "Docteur Tendresse", l'alter ego de son récent album, veille !)
http://www.lavoiedaniel.com/
http://www.myspace.com/docteurtendresse
vendredi 30 avril 2010
Gaëtan Roussel, (Tournée Ginger), à La Cigale le 28/04/2010
Mercredi soir, à Paris, La Cigale affichait "complet" pour accueillir Gaëtan Roussel. Depuis la sortie de A plus tard Crocodile, en 2005, la tournée qui s'en est suivie et la remise en sommeil de son groupe, l'auteur-chanteur-compositeur de Louise Attaque ne s'est pas tourné les pouces, multipliant au contraire les collaborations, avant que ne naisse le désir de composer un album solo (paradoxalement très "entouré" et avec de plusieurs invités dixit Gaëtan Roussel himself). Il aura donc fallu attendre pas moins de cinq ans entre le troisième album de Louise Attaque et la sortie de Ginger. Entre les deux, Mister Roussel a écrit, pour Vanessa Paradis la chanson Il y a, collaboré avec feu Alain Bashung pour son ultime et superbe Bleu Pétrole, avec Rachid Taha pour Bonjour, dont il chante en duo le titre éponyme ... et a même composé la B.O. du film Mammuth, sorti tout récemment dans les salles obscures.
Autant dire que, même si l'artiste a été très très actif, il s'est fait attendre avant que l'on puisse l'apprécier sur scène, pour notre plus grand bonheur ; avec une musique parfois teintée de Dance,souvent très électrique, ou de Folk, mais toujours sur la base d'un son Pop-Rock dont on reconnaît rapidement la patte.
Gaëtan Roussel n'est donc pas l'un des artistes français les plus en vue du moment pour rien.
Mercredi, la salle parisienne, où il fais
A la fin du premier titre du second rappel, à court de munitions, Gaëtan Roussel rejoue une deuxième fois Help Myself, après avoir fait un peu mijoter son public, s'être amusé avec un vrai/faux suspense dont tout le monde sait très bien qu'il se soldera par un dernier titre rejoué.
Pour les retardataires parisiens, sachez d'ores et déjà que Gaëtan Roussel repassera à nouveau à La Cigale le 31 mai.
http://www.gaetanroussel.com/
samedi 30 janvier 2010
Peter Hammill à La Maroquinerie (Paris) le 25 janvier 2010
A Paris, voir Peter Hammill en concert ça se mérite. Non seulement le mythique scorpion ne passe pas tous les deux jours en France, mais en plus, en ce lundi 25 janvier, la ligne 13 du métro, la plus nulle du réseau RATP, a encore trouvé le moyen d'être en dérangement. Arrêt totale du trafic entre La Fourche et Saint-Denis Université, l'un des deux terminus de la ligne alors qu'il n' y a aucune trace de grève à l'horizon.A 18h15 nous, c'est-à-dire ma mère et moi, quittons la voiture, garée à Saint-Denis, pour prendre le métro. Zéro rame. Retour en catastrophe jusqu'à la voiture, tout en réfléchissant à toute allure pour trouver un trajet de secoure sur lequel se rabattre.
19h03. Nous prenons le train jusqu'à Gare du Nord, après avoir laissé une nouvelle fois la voiture.
20h. Nous arrivons à La Maroquinerie, un sympathique mouchoir de poche de 500 places, plein à craquer, d'un public composé d'un certain nombre de grands connaisseurs, de novices, de jeunes et de moins jeunes. Peter Hammill est déjà sur scène depuis déjà une demi heure. Nous ne l'apprendrons à la sortie du concert. Nous nous installons là où nous pouvons.
Le concert est composé, en grande partie, de morceaux plus ou moins récents, mais aussi de quelques titres plus anciens et pour certains relativement plus connus. J'ouvre grand les yeux et les oreilles. De temps en temps, parmi les plus vieux, je reconnais ici ou là, un morceau, sans pour autant pouvoir y mettre pour autant un nom dessus.
Sur les billets était marqué : Peter Hammill + Guests". De guests, point de trace. Mais qu'importe, à lui seul, simplement avec son clavier, sa guitare et sa grande agilité vocale, il est tout bonnement scotchant, purement impressionnant, hypnotisant ; Au plus haut point.
Le concert passe vite. Trop vite ! Peter Hammill termine avec deux titres, plus anciens. Juste après les premières mesures de Traintime, celui qu'il présente comme le dernier, il s'arrête, brusquement, suite à l'arrivée inattendue d'un petit cadeau surprise que lui dépose ma mère (une des plus grande Hammilliennes qui soient), de l'autre côté de la scène, à côté de la guitare, et qu'il regarde depuis son clavier, penché sur le côté, d'un air faussement suspicieux avant de faire un grand "Hhaa" théâtral ... Puis il reprend son morceau. La salle éclate de rire. A la fin de Traintime il repart dans sa loge, tout souriant. Il se fait réclamer, se laisse désirer, un peu et comme il se doit, par le public qui est devenu son public (certains étaient venu suite à des conseils, sur des ouïes dire et sont manifestement conquis), avant de revenir pour un petit rappel, Vision, puis disparait.
Les lumières se rallument juste après, ramenant un peu trop brutalement à mon goût à la réalité, rompant trop vite le charme. Une bonne partie du public traine, deb
out, dans la salle en discutant ici ou là. Dehors, ça attend. Une bonne demi-heure après la fin du concert, l'artiste pointe le bout de son nez, accompagné de deux personnes qui l'aident à porter toutes ses affaires. Sur le trottoir, devant La Maroquinerie, il se prête quelques minutes à l'exercice de signature d'autographes et échange 2 mots et demi (en français puis en anglais) avec une dizaine de fans avant de monter en voiture.Peter Hammill parle un français parfait, avec un petit accent anglais, tout ce qu'il y a de plus charmant et espère revenir bientôt, très bientôt pour rejouer en France. Nous aussi ! Son précèdent passage en France, avec Van Der Graaf Generator qui s'était reformé le temps d'une tourné, datait déjà de quelques années, au milieu des années 2000, environ? Peut-être même un peu plus.
http://www.sofasound.com/
http://peterhammill.com/phx/
http://www.myspace.com/peterhammill
Deux liens intéressants pour trouver online les Nouvelles contenues dans ses deux livres, non réédités : - Killers, Angels, Refugees
- Mirrors, Dreams and Miracles
http://www.leyline.com.br/fables.htm
http://www.leyline.com.br/mirrors1.htm
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