mardi 26 janvier 2010
Interview Laurent Lavige part 2
C’est un peu ça effectivement. Un livre sur Jackson qui se prépare et commence à s’écrire en novembre 2008, puis que je mets de côté lorsque lors de mon interview avec Alain (février 2009), ce dernier me lance : «Si tu dois écrire un livre sur moi, magnes toi de le faire, que j’ai le temps de le lire… ». Je me plonge dans l’écriture de ce «Alain Bashung vu par L.Lavige », en vain, puisque trois semaines après notre rendez-vous, il s’éteindra épuisé. Le chantier était lancé. Même si j’étais en colère qu’il m’ait mis cette responsabilité sur les épaules, je décidais d’aller au bout de cette aventure (qui devenait forcément « solitaire »). La sortie fut donc prévue pour octobre 2009. Mais fin juin, le monde découvre ses sentiments profonds quant à l’absence. «Michael Jackson est mort ». Mon éditeur me téléphone le vendredi soir vers 23h pour me dire de terminer en deux jours et deux nuits le manuscrit. Nous avons travaillé durant le week-end avec plusieurs équipes de graphistes en simultanée afin de sortir le livre avec toutes ses photos, 8 jours seulement après sa mort. « Micheal for Ever », fut le premier livre hommage à paraître en France.
Qu’est ce qui vous a guidé dans vos choix, avec ton éditeur ?
Il me semble avoir de ce fait répondu à cette question ci-dessus. Pour Jackson, c’était évident pour moi d’aborder à un moment donné l’œuvre et le parcours de Jackson. C’est une banalité de dire qu’il m’a influencé. Comme tout le monde. Pour Alain, si il ne m’avait pas tendu la perche, je ne me serais jamais lancé dans cette aventure, tant j’imaginais cette plongée en apnée musicale et émotionnelle trop compliquée pour moi. Et puis voilà, c’est sorti en octobre.
En règle générale, jamais de regrets après la publication ? Tu ne te dis jamais : « Tiens, j’aurais dû rajouter ceci ; enlever cela ... » ?
Si forcément. Mais on apprend très vite quand on écrit des livres à ne pas se relire une fois le bouquin paru. Sinon, tu te fais une attaque à chaque phrase et un ulcère à chaque coquille. C’est trop douloureux pour moi de me relire. Trop de doute.
Ton livre sur Michael Jackson s’est retrouvé pendant plusieurs semaines en deuxième position du top des ventes. Ca fait quel effet ?
C’est plaisant, on se dit que beaucoup de gens partagent mes émotions. Mais je vis cela chaque soir depuis plus de vingt ans sur France Inter. Et d’un point de vue financier, être en 2 ème position des ventes de livres « essais » ne représente pas beaucoup d’argent. Ce n’est pas pour cela que j’écris des livres…heureusement :)
Michael Jackson puis Mr Bashung. Tu sembles te spécialiser. C’est qui le prochain ? ( :) désolée pour mon humour d’un goût un peu douteux.) Plus sérieusement, tu as d’autres projets de livres en cours ?
Oui, mais je vais taire les prochains artistes de peur qu’ils décèdent rapidement :) Plus sérieusement, j’ai écrit plus de 300 biographies depuis 20 ans et jamais cela m’est arrivé. En même temps, Bashung était malade, tout le monde le savait. Michael, c’est une histoire de dingue.
La Musique et Le Cinéma sont deux Arts qui ont toujours été très proches et qui ont un rapport assez particulier l’un avec l’autre. Quelle est selon toi la place de la Musique dans le Cinéma ? Et par rapport au Cinéma ?
Primordial à mon sens. L’un de va pas sans l’autre. La musique a toujours magnifiée les images. Que ce soit orchestré par un philarmonique, par un chef (Barry, Shiffrin, Morricone..), ou par des tubes façon (Tarantino), la musique est essentielle.
En tant que professionnel du son, au sens large, es-tu naturellement plus attentif que le spectateur moyen à la bande-son des films ?
Ce serait prétentieux de me sentir au dessus des gens. Mais là où tu as raison, c’est que mon côté musicien frustré est toujours en éveil :) Ma sensibilité aussi. Mes références musicales me permettent peut-être de ressentir plus rapidement, de mettre des mots sur mes émotions…enfin peut-être.
Quelles sont les caractéristiques d’une bonne BO ?
Qui s’écoute en dehors du film, qui existe à part entière. Et qui porte le film, le bonifie, le sacralise. « Il était une fois dans l’ouest », représente assez bien ce que je suis en train d’expliquer.
Côté Cinéma, plus spécifiquement, où en es-tu avec ton projet de film d’animation ? Tu as un producteur ou cela reste encore assez abstrait ? Peux-tu en parler un peu ?
Pour l’heure, ce projet est en stand by. Les événements économiques récents ont eu raison de beaucoup de maisons de productions, dont celle qui travaillait sur ce projet.
D’ailleurs, comment est né ton intérêt pour le Septième Art ?
Le dessin au début et les images ensuite. Le cinéma est un art qui me passionne même si je ne suis qu’un spectateur quidam. Je rencontre régulièrement des réalisateurs plus ou moins connus et je me surprends en fait à tenir des vraies grandes discussions techniques avec eux.
Quels sont les réalisateurs qui te parlent le plus, que tu admires ?
Pedro Almodovar, Alejandro Amenábar, Sergio leon, James
Cameron, Clint Eastwood et beaucoup d’autres…mais mon chouchou
s’appelle: M. Night Shyamalan (Sixième sens, le Village, incassable,
la jeune fille de l’eau, phénomènes…).
En matière de Cinéma d’Animation, tu es plutôt du genre numérique ou plus traditionnel ? Américain ou Japonais ?
Les deux. Les euros mangas me plaisent, les Pixar m’éclatent, mais de par mon cursus, je suis fan des Walt Disney (le livre de la jungle, les Aristochats sont des références). Et les BO sont énormes !!
Une dernière question. Si tu devais résumer ton univers de cinéphile avec un acteur, une actrice, un réalisateur, un film et une BO ?
Deux acteurs fétiches : Daniel Day Lewis et Edward Norton.
Actrice fétiche : Uma Turman
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Deux films : Il était une fois en Amérique, Sixième sens.
BO : Il était une fois en Amérique.
Pas très original, car pas trop de temps pour la réflexion profonde.
Bises
Laurent
lundi 18 janvier 2010
top 10 (films) 2009
1) Vincere, Marco Bellocchio
2) Les Herbes Folles, Alain Resnais
3) Good Morning England, Richard Curtis
4) The Wrestler, Darren Aronofsky
5) Gran Torino, Clint Eastwood
6) Inland, Tariq Teguia
7) Ponyo sur La Falaise, Hayao Miazaki
8) La Route, John Hillcoat
9) Partir, Catherine Corsini
10) L'Imaginarium du Docteur Parnassus, Terry Gillam
dimanche 6 septembre 2009
Sélection d'émissons
Voici ma petite sélection d'émissions (que j'écoute toujours ou presque pour certaines, régulièrement pour d'autre et uniquement de temps à autres pour le reste faute de temps justement.
Sur France Inter :
Sur La Route (Laurent Lavige) du lundi au jeudi 21h-22h.
C'est Lenoir (Bernard Lenoir) du lundi au jeudi 22h-23h.
Allô la planète (Eric Lange) du lundi au vendredi 23h15-1h
Parking de nuit (Sophie Loubière) le vendredi 21h-22h
Les p'tites bateaux (Noëlle Breham) le dimanche 19h26-19h54
Le Masque et La Plume (Jérôme Garcin) le dimanche 20h-21h
Les Grands Concerts de Radio France (Frédéric Lodéon) 21h-22h
Sur France Culture :
Projection privée (Michel Ciment) le samedi 13h30-14h30
Sur Radio Ici & maintenant (95.2 Fm en idf ou http://icietmaintenant.info/) :
La Vague d'Ovni(s) (Didier De Plaige et Alexandre) le mardi à partir de 23h, rediffusion le dimanche 14h-16h
Revue de presse internationale (Pierre Jovanovic et Laurent Fendt) le mercredi 14h-16h
Paris-culture (Paul De la Taille ...) le vendredi 16h-16h30
Hotline informatique (Olivier Grieco) le samedi 14h-16h
AligreFm (93.1Fm en idf ou http://icietmaintenant.info/) :
Les jeudis littéraires (Philippe Vannini) le jeudi 10h-12h
Solenoïde (Philippe Doussot & Olivier Lehoux) le jeudi 17h30-18h30
French Up (LudoChem) le jeudi 18h30-19h30
Rock Fort Show (Phil'em All, Meule, Arkhéon ...) le jeudi 19h30-21h
Coma électrique (Sophie et Eddy) le vendredi 19h30-21h
Dance Hall Echo (Mystone ...) le samedi 21h-22h30
L'Italie en direct (Michele Canonica, Philippe Vannini et Paolo Romani) le dimanche 10h30-12h
Vive le Cinéma (Pascal Lombardo, Ariane Beauvillard et Clément Graminiès) le dimanche 12h-13h
A Vous la Musique (Mescalito) le dimanche 13h-14h
samedi 27 juin 2009
vendredi 19 juin 2009
Sur La Route Saison 2, Bilan 2008-2009 !
L'autre apport majeur a été une nouvelle rubrique, le jeudi : un retour de quelques minutes, sur une semaine précise d'une année choisie, via un medley musical et composé d'archives d'actualités d'époque.
Avec le temps, l'animateur se bonifie de plus en plus, bien qu'ayant déjà à la base un talent d'Homme de Radio évident et une belle voix chaude très radiophonique.
En deux saisons, son émission est restée fidèle à elle-même, bien qu'elle ait, naturellement, évolué. La base reste toujours la même, le but identique, mais elle s'enrichit, s'étoffe encore plus au fil du temps.
Avec cette seconde édition, Sur La Route a véritablement fait ses preuves, s'il y en avait encore besoin et a gagné encore de belles parts d'audience.
Cette année, je retiendrai particulièrement, dans le désordre : la semaine Italienne, les semaines spéciales Led Zepp', Genesis, Bruce Springsteen, Christophe, le mini-concert d'Abd Al Malik ... et bien d'autres que j'oublie sur le moment.
La fin de la saison est désormais presque là. Encore une petite semaine à peine, tout au plus, pour profiter un maximum des petits voyages Sur La Route, concoctés par la Plus Belle Voix d'Inter, avant de s'exiler chacun de son côté, passer en sous-régime Lavigien avec seulement 55 minutes par semaine de Best Of de Sur La Route, le dimanche (tout comme l'été dernier). Seulement pour les deux mois de vacances d'été, ésperons, mais le retour sur les ondes de Sur La Route n'est, semble-t-il, pas encore confirmé. Sauf qu'en deux ans, j'ai pris mes petites habitudes du soir, et je ne suis pas la seule. Je ne peux pas concevoir qu'on me supprime mon Sur La Route, et en tout cas pas de ne plus entendre Laurent Lavige sur les ondes d'Inter. J'espère seulement évoquer le pire ici pour mieux me rassurer, bien que toutefois, concernant la grille de la rentrée, rien n'est encore sûr pour l'équipe de Sur La Route.
En attendant, petite consolation en vue, tout de même, puisque en juillet, il y aura une cure Lavigienne intensive, avec pour le coup, non seulement 3 concerts des Les Vieilles Charrues commentés par la Plus Belle Voix d'Inter, retransmis sur les ondes de la Radio les 17, 18 et 19 de 22h à 0h, mais aussi plusieurs soirées, présentées par l'animateur, en direct des Francofolies de La Rochelle, les 10 (20h-1h), 11 (22h-1h) et 13 (20h-0h) avant d'affronter le long mois d'Août, quasi desertique, précédant la découverte de la grille 2009-2010.
J'espère y retrouver Laurent Lavige, fidèle au rendez-vous, suivi de l'incontournable et tout aussi indispensable Bernard Lenoir, l'un des piliers de la Maison Ronde !
jeudi 11 juin 2009
vendredi 29 mai 2009
Dominique A à nouveau chez Bernard Lenoir !
To Steve A ! (Wish you were here) ... :cry: ... the next time !
300éme Black Session, Lundi dernier au 116 Avenue du Président Kennedy, avec Dominique A, recordman absolu pour son nombre de passages chez Bernard Lenoir, au studio 105 de La Maison de la Radio, siège de Radio France.
Pour moi, c'est ma première Black Session, pourtant je commence à connaître le Studio Charles Trenet, depuis le temps que j'y vais pour une émission ou une autre. Il est fascinant de voir le 105 se métamorphoser d'une fois à l'autre, l'atmosphère changer.
Lundi, j'ai découvert, pour la première fois, l'organisation des Black Sessions, écouté les infos en direct, au sein même de La Maison de la Radio, bien calée au fond de mon fauteuil, les lumières déjà bien tamisés. Drôle d'impression !
J'ai regardé Bernard Lenoir, en attendant le début, contrôler le taux de remplissage de son studio à travers la baie vitrée. Puis, l'animateur a déboulé sur la scène, micro à la main, pour faire une petite rétrospective au sujet des Black Sessions, avant de laisser place à Dominique A, seul avec son clavier et sa boîte à rythme, puis sa guitare. Deux de ses comparses l'ont rejoint, à un moment donné.
Au studio 105, j'ai toujours tendance à perdre la notion du temps, quel que soit la manifestation.
Entre deux morceaux, Dominique A n'a pas arrêté de réaccorder sa guitare. Il est un grand habitué des Black Sessions, cela se sent.
Jusque là, je connaissait Dominique A uniquement par l'intermédiaire de Yann Tiersen, avec lequel il a collaboré de nombreuses fois. Il a une écriture poétique, fine et délicate qui me plait. Les Bras de mers et Monochrome, sur l'album Le Phare de Yann Tiersen, en sont deux jolis exemples. Deux Chansons sublimes, et Immortels aussi ! Après 23h, et donc le direct sur les ondes, Dominique A à jouer les prolongations, rien que pour ses auditeurs du 105.
Lorsque je suis partie, j'étais doublement convaincue. Totalement convaincue par les Black Sessions en général et par Dominique A plus particulièrement.
